
Usain Bolt a signé son premier contrat avec la marque Puma alors qu’il n’avait que 16 ans.
Puma qui avait échoué avec le Kenya puis avec Cuba avait mené de front des négociations fructueuses avec la Fédération Jamaïcaine en menant une politique de partenariat avec certaines écoles de cette île des Caraïbes, avec certains athlètes d’élite tout en détectant les futurs talents dont Usain Bolt.
Des liens très forts se sont donc noués entre Puma, Bolt et la Jamaïque. Et au terme du contrat liant la star du sprint avec la firme allemande, les négociations n’ont guère été entravées même s’il y a eu surenchères et Usain Bolt a finalement re-signé pour 3 ans avec cette compagnie qui a su mener depuis 6 ans une politique de marketing et de communication inventive et efficace.
Le montant du contrat n’a pas été révélé mais Jochen Zeit, le boss de Puma a confirmé qu’il s’agissait du contrat le plus élevé dans l’histoire de l’athlétisme. Quant à Bolt celui-ci a déclaré : « Je souhaite réaliser avec Puma ce que Michael Jordan a fait avec Nike ».
Même si Usain Bolt a connu une année un peu difficile avec deux blessures l’une au printemps puis une lui interdisant de poursuivre sa campagne de meetings estivaux, le capital confiance est total entre le recordman du monde du 100 et 200 m et la firme Puma.
Le cas Bolt est presque un cas d’école pour tous les étudiants en école de commerce. L’exemple parfait d’une stratégie marketing mûrement réfléchie exploitant idéalement les « valeurs » de la Jamaïque et la forte personnalité d’un sprinter hors du commun.
Et ce n’est pas fini. Car Usain Bolt sera de plus en plus présent auprès de Puma pour apposer sa griffe sur des lignes de vêtements et de chaussures pour les deux années à venir avec en apothéose les J.O. de Londres.
Pour l’heure, Usain Bolt, saison terminée est rentré plus tôt que prévu au bercail. Pour la première fois depuis 7 ans, il a fêté en famille son anniversaire. Au programme, des soirées, du repos avant de retrouver le chemin du stade.
Photo
Gilles Bertrand