
On se souviendra de lui comme LE sprinter de l’océan Indien. Après 18 années passées sur les pistes de la planète, le Mauricien Stephan Buckland, 34 ans, a tiré sa révérence il y a quelques semaines. L’homme au maillot rouge fut soutenu tout au long de sa carrière par son île. Il est là-bas un véritable héros.
Au cours d’une cérémonie organisée en son honneur au début du mois, le ministre mauricien des sports voit en Buckland « un symbole de la réussite par le sport. Il a projeté l’île Maurice et nous a fait frissonner devant notre télé. Il a su rester, pendant une décennie, parmi les meilleurs sprinters. »
Comme le dit encore Jacky, un internaute mauricien : « Lors d'une course de niveau international, que dire quand nous voyons que derrière les Yankees, le meilleur sprinter est un Mauricien ! C'était un des moments où j'étais fier d'être Mauricien et pas seulement moi j'imagine ».
Ce supporter fait notamment allusion aux Mondiaux 2005 d’Helsinki à l’issue desquels Buckland prenait la 5e place du 200 m. Sa distance favorite. Avec un record à 20’’06, et un autre à 10’’13 sur 100 m, il peut s’arrêter l’esprit tranquille. Il n’a d’ailleurs pas oublié de remercier ses deux entraîneurs, Jacques Dudal celui des débuts, et son successeur Hervé Stephan.
Mais que l’île Maurice se rassure, Buckland ne quitte pas l’athlétisme puisqu’il sera désormais l’entraîneur du sprint au Centre national d’athlétisme. Premier fait d’armes : l’an prochain à l’occasion des Jeux des Iles aux Seychelles. Lui, il pense déjà à la relève, en voulant « insuffler un nouveau dynamisme ».
Arnaud Bébien