
Difficile d'y voir clair dans le parcours de la sud africaine Caster Semenya avec son lot d'informations sans cesse contradictoires. Néanmoins la machine semble trouver son rythme de croisière avec Daegu à l'horizon où celle ci entend bien garder sa couronne sur 800 mètres.
Ca sent l’intox à plein nez. Depuis le retour à la compétition de Caster Semenya, c’est tout et son contraire qui sont annoncés et relayés par la presse. Une façon habile de noyer le poisson par des informations sans cesse contradictoires sur les lieux où elle doit courir ainsi que sur les distances qu'elle a choisies de courir.
Mais au fil d’une saison d’athlétisme qui a déjà débuté en Afrique du Sud, on y voit un peu plus clair et le jeu de Caster Semenya se dévoile petit à petit au grand jour.
Les vraies ou fausses blessures semblent disparaître et il ne fait plus aucun doute que la machine est en marche et qu’il sera très difficile d’arrêter celle-ci.
Car la sud africaine, championne du monde à Berlin dans un climat de controverse totale, a retrouvé la forme bien plus vite que tout ce qui avait été annoncé par son entraîneur.
Pour preuve les chronos qu’elle enchaîne sur sa distance fétiche qu’est le 800 mètres mais aussi sur 400 mètres.
Ainsi ne vient elle pas de réaliser à Bellevile (non loin de Cape Town) un 800 m en 2’01’77 ainsi qu’un 400 m en 52»54, nouveau record personnel.
Un chrono sous les 2 minutes, c’est donc pour très bientôt et il faut prendre très au sérieux les propos de son entraîneur déclarant que sa protégée souhaitait réaliser le doublé 800 – 1500 m à Daegu.
> Photo Gilles Bertrand