
Bien que vétérane, Laurence Klein a remporté le cross long au scratch. De quoi la booster pour la suite de la saison. En effet, suite à son échec aux Templiers, émoussée elle doutait de pouvoir retrouver son niveau d’antan. Mais après une coupure complète d’un mois, elle repartie sur de nouvelles bases et ne manque pas de beaux projets.
Que ressens-tu ?
-Je suis vraiment contente. C’est une de mes plus belles courses régionales. Plus on vieillit, plus on apprécie les victoires. Cette victoire, c’est la victoire d’une équipe. Sans Bruno Heubi, mon entraîneur, qui me fait suivre une
bonne préparation et sans Damien, mon conjoint, qui m’apporte son soutien, qui sait être à mon écoute, je retrouve mes jambes de 20 ans, alors que je viens de fêter mes 43 ans. Je suis heureuse de leur offrir ce titre. Sur ce parcours, j’étais bien. L’environnement est magnifique et le public n’a pas manqué de
m’encourager. Après les Templiers avec Bruno, on a décidé qu’il fallait que je coupe complétement pendant un mois. J’avais besoin de me régénérer tant au plan physique, physiologique, que psychologique.
. Mais la reprise n’a-t-elle pas été trop difficile ?
-C’est toujours dur de reprendre, mais je me rends compte que cela m’a fait du bien. Au départ j’ai recommencé par des footings et petit à petit, on a introduit de la qualité. La semaine dernière, j’ai réussi une série de 400 mètres en 1’15’’. Donc on sait que c’est reparti. En plus, ces séances je les cours avec des cadets. Cela me fait plaisir d’évoluer dans la course au contact de jeune. C’est vivifiant et moi, je leur inculque la niaque.
. Aux inters et aux France, qu’espères-tu ?
-Aux inters, je viserai le titre dans ma catégorie d’âge et par équipe. Aux France, depuis deux ans je termine 4e V1. Une 3e place serait magnifique. En tout cas, on va se préparer pour la victoire par équipe.
.Et après, comment va s’orienter ta saison ?
-Je vais retourner au Marathon des Sables avec l’intention de décrocher une 3e victoire consécutive. Juste avant les France, on va démarrer la préparation en vue du MDS. On va monter en foncier, tout en gardant cette dynamique que m’apporte le cross. Après, j’orienterai ma saison sur le trail et le cent bornes. J’ai inscrit les 100 km de Millau à mon programme.