
Parmi les 8 interrégionaux qualificatifs pour les France de cross, deux auront lieu le 12 et les six autres le week-end prochain. Demain les Bretons et les Normands se retrouveront à Brest, pendant que les Franciliens se réuniront aux Mureaux. Relativement à ces derniers, comme l’indique la plaquette de présentation, il apparaît plus approprié d’employer l’expression de « Championnat d’Ile-de-France », puisque cet événement regroupe uniquement les 8 départements de cette région. Soit le 75, le 77, le 78, le 91, le 92, le 93, le 94 et le 95. Triompher à proximité de Paris relève donc de la symbolique, car les contours de l’entité territoriale la plus peuplée de l’Hexagone possèdent historiquement une existence réelle. Voilà pourquoi les favoris auront à cœur de se livrer à un combat acharné afin de décrocher le titre et ce sous un climat sibérien.
Toutes catégories confondues, cette compétition compte plus de 2500 inscrits et chose rare désormais comporte à quelques unités près plus de seniors, que de vétérans.
Quant à la course féminine rassemblant les vétéranes, les seniors et les espoirs, elle cumulera aussi plus de 200 athlètes.
Par contre la catégorie junior, cela tant chez les filles que chez les garçons demeure le parent pauvre avec de chaque côté un effectif inférieur à moins de 100 éléments.
Pareille tendance n’existe pas chez les cadets. Quelles explications apporter à une semblable désertion ? A cette hémorragie constatée au plan national, sans doute convient-il d’apporter une réponse multifactorielle, que les instances dirigeantes auprès de la FFA devraient être en mesure de fournir dimanche.
Vu les conditions météos, le circuit pratiquement identique à celui conçu dans le cadre du Cross International des Mureaux devraient plus convenir aux spécialistes de la discipline, plus amateurs des parcours d’antan comprenant moult obstacles, qu’aux pistards plus à l’aise sur les tracés réminiscence d’hippodromes.
Outre le manteau neigeux et des plaques de verglas rendant le terrain instable, plus quelques bosses assassines, les concurrents auront à affronter une température négative, oscillant entre -10° au lever du jour et -5 lorsque le soleil pointera au zénith. De la sorte, pas mal de défaillances liées au froid risquent de se produire.
Cependant les plus expérimentés, habitués à courir par tous les temps parviendront normalement à s’adapter et à surmonter ces difficultés.
Plus particulièrement Larbi Zeroual, Mehdi Akaouch, Meriem Mered, Zohra Graziani-Koulou, sur le long, Latifa Essarokh sur le court et sans oublier Maxime Salmeron, vice champion de France junior en 2011.
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