
De retour des 100 km du Désert du Thar et avant les 200 km de la Nove Colli, Jean-Jacques Moros souhaitait mettre à profit les championnats de France, afin d'effectuer une séance longue. Il terminera second en 7h25'. Donc, « Mission accomplie »
. Comment as-tu abordé ce championnat de France ?
- Mon idée, c'était de revenir aux sources et de faire le plus simple possible. Je ne dis pas que ça ne m'intéresse pas, mais pour l'instant, je préfère laisser l'aspect chronométrique de côté. Je voulais juste me faire plaisir et ne pas arriver trop fatigué, afin de vraiment pouvoir profiter de ce 100 km.
. Et alors ?
- Les conditions ont été les mêmes pour tous. Je revenais des 100 km du Thar, où il faisait 40 à 45° sous le soleil et j'ai vécu une transition radicale. Mais, il faut savoir s'adapter, même si l'on n'aime pas la pluie. C'est sûr que cette flotte, ce n'est pas agréable. Après, c'est dans la tête. Si on se dit que ça ne va pas passer, fatalement ça ne passera pas. Il faut prendre sur soi et avec un minimum de ressources mentales, on peut aller au bout, voir beaucoup plus loin.
. De quelle manière as-tu géré cet effort ?
- Je n'ai pas regardé le chrono avant le 70ième km. Je courais à la sensation. Bon, dans les 30 derniers km, je jetais un œil à la montre, histoire de voir à quelle allure je tenais. Au fond, je ne voulais pas taper dedans. Mon truc ce sera la Nove Colli dans 4 semaines. Je veux me présenter frais sur cette épreuve. En fait, ce championnat de France m'a permis de courir une demi Nove Colli. J'avais tablé sur 8h30', 9 heures. Donc, c'est mission accomplie et ça me met en confiance. Maintenant sur une distance de 200 km, il y a tellement de paramètres qui entrent en jeu et tellement d'aléas, auxquels on peut être confronté, qu'on ne peut pas trop s'avancer. En tous cas, le parcours de la Nove Colli est magnifique et s'il fait beau, ce sera l'éclate totale.
Christophe Rochotte