Fatima Yvelain est tombée dans les mailles du filet.
Elle vient d’être sanctionnée par deux années de suspension pour un contrôle antidopage réalisé en juin lors du semi marathon de Perpignan, révélant une prise d’EPO.
Pour sa défense, elle a invoqué la thèse abracadabrante suivante : elle fait état de pluies torrentielles le jour de la manifestation qui ruisselant sur des déchets médicaux auraient pu polluer ses vêtements et par contact avec ses organes génitaux et ses urines. Autant dire que l’organe disciplinaire de la FFA n’a pas retenu cette version loufoque.
Le jour de son contrôle Fatima Yvelain âgée de 43 ans avait terminé seconde féminine en 1h 20’20» empochant la somme de 400 euros.
Cet hiver, l’ancienne internationale s’était classée 35ème du France de cross mais championne de France chez les vétéranes après avoir réussi le bon temps de 34’53» sur 10 km à Roanne.
Ce contrôle positif à l’EPO pour une athlète de niveau régional, signifie avant tout que l’EPO circule même dans ces couches de sportifs qui devraient avoir tourné la page du haut niveau et se satisfaire de prendre du plaisir à courir.
C’est également la preuve que la lutte anti dopage porte ses fruits à tous les étages, sur l’élite avec pour preuve les deux cas révélés il y a peu, Nourredine Gezzar et Hassan Hirt qui a couru les séries de 5000 m aux J.O. de Londres et sur les coureurs populaires.