
Renaud Lavillenie avait hâte de reprendre le chemin de la compétition après sa blessure de décembre dernier. Le voici à nouveau en fond de couloir, engagé à Donetsk en Ukraine dans cette salle mythique où l'an passé il avait déjà sauté 5,93 m.
Température extérieure entre – 13° et -19°, finalement Renaud Lavillenie en posant le pied sur le tarmak de Donetsk en Ukraine n’a pas été surpris par le froid, guère différent de celui enveloppant la France.
Le perchiste est donc arrivé en milieu d’après midi dans le fief de Serguei Bubka pour y disputer le traditionnel meeting en salle, là même où l’an passé le clermontois avait réussi 5,93 m, vainqueur du concours.
Ce moment, le français l’attendait avec une certaine impatience non dissimulée depuis son accident l’immobilisant partiellement plusieurs semaines pour soigner une fracture à la main.
Mais Renaud a vite cicatrisé et n’ayant rien perdu de sa vitesse qu’il travailla même blessé, il a pu se projeter rapidement dans une saison hivernale qui au final de fait que commencer.
Car si tout va bien en Ukraine, il devrait enchaîner pas moins de 4 concours avec Liévin mardi prochain, la finale du Perche Elite Tour à Nevers, les France dans sa salle fétiche d’Aubière et enfin par le Mondial à Istanbul.
Mais avant cela, dans cette salle mythique où tous les grands perchistes sont venus sauter, génération après génération, Renaud Lavillenie doit se rassurer et vérifier si tous les repères sont en place pour de nouveau survoler la piste aux étoiles comme en 2011 lorsqu’il réussissait 6,03 m sous le dôme de Bercy.