
6ème nation avec 7 médailles, l'équipe anglaise repart de Daegu avec un bilan mitigé. Une équipe qui devra supporter la pression médiatique qui s'est déjà mise en place et qui pèse déjà lourd sur les épaules de certains athlètes.
Lors d’un Mondial tous les entraîneurs nationaux sont le grill. Et à Daegu, l’un d’entre eux étaient particulièrement observé, il s’agit de Charles van Commenee, le patron de l’équipe anglaise.
Car à 11 mois des J.O. de Londres, le résultat des athlètes anglais étaient particulièrement disséqués par une presse anglaise qui a parfois la dent dure.
Et de ce Mondial, le coach pose un bilan mitigé. A la fois, il rentre dans les clous de son objectif avec 7 médailles dont 2 en or, 4 en argent et une de bronze et une place de 6ème dans le classement par nation.
Des satisfactions, oui il y en a eu avec Mo Farah bien entendu qui espérait réussir le doublé 10 000 – 5000 m. L’or lui échappe sur les 25 tours mais l’anglais particulièrement bien préparé aux Etats-Unis par Alberto Salazar s’est recomposé pour réussir sur 5000 m.
Surprise aussi sur 400 m haies avec la victoire de David Greene ainsi que la médaille de bronze de Andrew Turner sur 110 mètres haies, deux médailles qui cachent la misère lorsque l’on sait que l’équipe anglaise ne place aucun finaliste du 100 m jusqu’au 1500 m et aucune féminine en finale du 100 m au 800 m.
Autre déception, la médaille d’argent de Jessica Ennis à l’heptathlon pourtant archi favorite qui a craqué au javelot avec 39,95 m laissant filer la russe Tatyana Chernova vers la victoire. L’anglaise a déjà laissé entendre qu’elle aurait du mal à gérer la pression médiatique à l’approche des J.O. C’est d’ailleurs pour éviter ce piège et cet étau que Mo Farah a en parti choisi de quitter l’Angleterre pour rejoindre le groupe Salazar afin d’avoir plus de tranquillité pour atteindre son but ultime, devenir champion du monde, c’est fait, puis champion olympique.
Maintenant les manques et les faiblesses sont clairement définis pour Charles van Commenee qui a poussé sa gueulante à propos de la misérable performance du relais 4 x 400 m pour lequel il espérait une médaille (seulement 7ème de la finale). Mais 11 mois, c’est court pour combler les vides en sachant que sa principale difficulté sera de mettre des pares feux efficaces pour éviter la surexploitation médiatique des athlètes.