
Le titre olympique revient à Aries Merritt, le leader mondial de la saison, qui devance Jason Richardson, le champion du monde en titre, et le Jamaïcain Hansle Parchment. Le champion olympique en titre, Dayron Robles, se blesse en course.
La bande annonce lancée avant chaque course de 110 mètres haies fait la part belle à Liu Xiang, à Dayron Robles et à Colin Jackson. Quelques images flash d’autres « anciens », mais aucune ne montre Allen Johnson. Il compte pourtant parmi les meilleurs hurdlers au monde, avec une longue carrière de près de 20 ans, huit chronos sous les 13 secondes, un titre de champion du monde à Paris, et de champion olympique à Atlanta.
Ce soir, justement, ce sont un peu ces Jeux d’Atlanta qui ont « produit » le nouveau champion olympique des haies. Aries Merrit n’avait que 11 ans et ce spectacle l’a tellement séduit qu’il l’a rendu amoureux de l’athlétisme.
Pourquoi les haies ? Il raconte en s’amusant, un pari fait avec un copain de franchir une barrière, son coach d’athlétisme qui le voit et lui dit « Tu seras un hurdler ». Et en 2004, il devient Champion du Monde junior.
Mais ensuite, les haies n’ont pas toujours été tendres avec lui, et les blessures ont gâché ses saisons. Sauf cette année 2012, qui le sacre au Mondial en salle, et aux Jeux Olympiques. Pour expliquer ces résultats, Aries n’a qu’un seul mot : « la santé ». Cette saison est sa première sans blessure, et cela a tout fait basculer : « J’ai pu beaucoup travailler, et enchaîner les compétitions »
Depuis son titre junior, il y a 12 ans, Aries a connu des hauts et des bas. Comme pour les JO de 2008, où il ne se qualifie pas, touché en pleins trials US par le décès de sa grand-mère : « J’étais trop affecté émotionnellement. » Il prendra sa revanche à Eugene fin juin, avec la 1ère place très convoitée, supplantant Jason Richardson, le champion du monde en titre.
Et il le devancera à nouveau à Londres : « Tout le monde a son moment. Aujourd’hui, c’était moi ! » Cela ramène le titre olympique aux Etats-Unis.
Le dernier champion olympique américain était justement Allen Johnson, sacré à Atlanta. La boucle est bouclée…
