
Avec cette compétition bien rôdée depuis plusieurs années maintenant, le monde de l'athlétisme handisport démarre une année riche en évènements, avec en point culminant les JO Paralympiques de Londres en août.
Cette première sortie hivernale va être l'occasion pour tous les athlètes debout du collectif France, hormis les lanceurs de Nouvelle-Calédonie qui continuent leurs entrainements sur place, de faire un premier point sur leur préparation, avant les championnats de France de cross à la Roche sur Yon, le 4 mars prochain, et de partir sur différents stages au mois de mars.
S'enchaineront ensuite, quatre meetings internationaux organisés dans l'hexagone entre avril et mai, le Marathon de Paris pour les fauteuils, les championnats de France Interclubs et Elites en juin et enfin la sélection finale dévoilée début juillet qui emmènera la délégation tricolore vers Londres.
En attendant, Eaubonne va être l'occasion de voir à l'oeuvre Assia El'Hannouni, Marie-Amélie Le Fur, Clavel Kayitaré, tous les trois médaillés aux derniers mondiaux néo-zélandais. Au milieu d'une concurrence jamais atteinte, près de 100 athlètes ont répondu présent, les leaders de l'équipe de France devront certainement se faire violence pour conserver une suprématie qui commence à être sérieusement bousculée par de jeunes espoirs affûtés comme le confirme Julien Héricourt, le Directeur Sportif d'athlé handi en France : « Les championnats de France en salle sont ouverts sans minima, ce qui donne la chance à toute une jeune génération potentielle pour les Jeux de Rio 2016, de se confronter à l’élite internationale. Les leaders veulent le rester, les jeunes peuvent bousculer un peu tout cela, la compétition sera ouverte ».
Avec neuf épreuves au programme, dont les 60m qui se dérouleront au milieu du programme des Championnats d'Ile de France valides, une première, ce premier rendez-vous de l'année s'annonce donc prometteur.